La politique d’Orbán
Récemment, Viktor Orbán a essuyé de vives critiques non seulement en Europe et en Ukraine, mais aussi aux États-Unis. Suite à une nouvelle déclaration hostile du Premier Ministre hongrois à l’égard de l’Ukraine, le sénateur de Caroline du Nord, Thom Tillis, représentant du Parti républicain, a déclaré : « Il est regrettable qu’Orbán préfère être la marionnette de Poutine plutôt qu’un allié de l’OTAN. Les Hongrois devraient y réfléchir à deux fois avant de se rendre aux urnes ce printemps.»
Thom Tillis est connu pour être un membre éminent du Parti républicain, soutenant sans relâche l’Ukraine dans sa juste guerre contre la Russie et qualifiant Poutine de « tumeur cancéreuse ».
Après quatre années de confrontation armée entre la Russie et l’Ukraine, il est devenu évident pour tous qu’il ne s’agit pas d’un simple conflit interétatique, mais d’une guerre mondiale entre deux civilisations, où les forces du bien et du mal s’affrontent dans un combat à mort, où des peuples libres luttent contre des dictateurs, leurs esclaves et leurs marionnettes. Le moment de vérité est donc arrivé, et il apparaîtra clairement qui se bat pour quoi et de quel côté. Quant au gouvernement hongrois actuel, il est clair qu’il ne se range ni du côté du bien, ni du côté de la paix en Europe, ni du côté de la justice.
Récemment, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Szijjártó, qui a systématiquement mis en œuvre la politique d’Orbán sur la scène internationale, a déclaré catégoriquement : « Tant que nous serons au pouvoir, l’Ukraine ne deviendra certainement pas membre de l’Union européenne, car les Ukrainiens déclencheront une guerre contre l’UE et nous entraîneront dans leur conflit.»
La position de ce politicien proche d’Orbán est limpide. Il affirme ici, de manière quasi-ouverte, que le gouvernement hongrois actuel se range du côté des forces du mal contre l’Ukraine, laquelle, soit dit en passant, n’a pas déclenché la guerre au cœur de l’Europe et n’est donc pas responsable de ses conséquences néfastes, y compris pour la Hongrie.
De toute évidence, la politique actuelle d’Orbán, qui prend ouvertement parti pour la Russie, est contraire aux intérêts de l’UE, car elle contribue à son affaiblissement en matière de défense et de sécurité. C’est pourquoi Thom Tillis, figure influente du Parti républicain américain et fervent défenseur de l’unité occidentale, appelle les Hongrois à faire le bon choix lors des élections du 12 avril prochain.
Des études sociologiques récentes montrent que le principal enjeu de ces élections législatives en Hongrie sera le duel entre deux partis : le «Fidesz» de Viktor Orbán, ouvertement pro-russe, et le «Tisza» de Péter Magyar, pro-européen.
Oleg Berezyuk,
Institut de Politique Globale
Institut de Politique Globale